De l’espace à l’urbain

16 juin 2009

« De l’espace à l’urbain », un texte de Pierre Juban (École d’Architecture de Normandie) à lire à l’écran ou à télécharger en pdf.

… et l’écologie des villes

10 juin 2009

Des cartes intéressantes pour l’analyse du vote dans l’Ouest ici.

On y voit bien la Vendée villiériste, le Trégor et le Poher très à gauche et les villes devenues vertes.

Ajout du 13/06 : il y a d’autres cartes sur le même site, pour les présidentielles de 2007, le référendum de 2005 et les présidentielles de 2002.

Ce n’est pas un grande découverte, mais on voit bien certaines constantes, derrière des « coefficients de marée » (si je peux me permettre un métaphore naturaliste) différents : le Trégor et le Poher très marqués à gauche (vote R. Hue en 2002, M.-G. Buffet et O. Besancenot en 2007), les villes vertes (Voynet 2007 — moins net du fait d’une marée écologiste de morte-eau cette année-là — et Mamère 2002), les aires « Front National » au nord de Vannes, dans l’Orne, mais aussi dans la presqu’île de Crozon (plus marquées en période de fort coefficient de marée frontiste comme en 2002)…

L’Europe des cheveux blancs…

9 juin 2009

Quelques enseignements à retenir, tirés du sondage TNS Sofres/Logica sortie des urnes de dimanche soir.

L’abstention a été beaucoup plus forte chez les jeunes (70% chez les 18-24 ans, 72% chez les 25-34 ans). Elle n’est plus « que » de 42 % chez les électeurs de 65 ans et plus.

Sur 100 électeurs de l’UMP dimanche, près des trois quart (74%) ont 50 ans et plus, 48 ont 65 ans et plus. Lire le reste de cet article »

Développement durable (1)

31 mai 2009

J’inaugure une série de billets où il sera question du développement durable (en prévision d’une petite causerie que je dois faire la semaine prochaine dans le cadre de l’espace débat du master MOUI).

La définition généralement admise de ce concept, que l’on doit au fameux rapport Brundtland, est maintenant bien connue :

Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

On peut y voir le rappel d’une responsabilité à l’égard de nos descendants (les fameuses « générations futures ») qui s’ancre dans ce que certains appelleront la paternité symbolique. Lire le reste de cet article »

Quelques liens…

24 mai 2009

Quand un neurologue s’avance sur le terrain des philosophes, il faut bien qu’un philosophe lui réponde.

La réflexion d’un psychiatre sur le lien entre psychothérapies et sciences humaines. Ça date de 2004, mais ça n’a rien perdu de son actualité.

Enfin, le site de Jean-Luc Lamotte, qui a publié chez de Boeck, en 2001, une Introduction à la théorie de la médiation.

8 et 9 mai

9 mai 2009

Un autre hymne européen :

Au sujet de l’université, encore…

25 avril 2009

Marcel Gauchet a résumé dans le Monde, ce qu’il exposait en février dans son séminaire de l’EHESS. Je continue à trouver son analyse globalement juste. Et j’en trouve un complément dans les quelques citations qui suivent tirées d’un livre-entretien publié par Raymond Aron en… juillet 1968 (Raymond Aron, La révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai, Paris, Fayard, En toute liberté, 1968, 187 p.).

Ces réflexions d’Aron me paraissent avoir conservé leur pertinence, quarante ans après, un peu comme si l’histoire s’était arrêtée. Cela voudrait dire aussi que les différentes réformes de l’université qui ont eu lieu depuis ont échoué sur tous ces points, pourtant parmi les plus importants. Lire le reste de cet article »

Debbie, Patty and Kate

19 avril 2009

Lu récemment une biographie de Deborah Harry par une journaliste américaine, Cathay Che. Un document intéressant pour une sociologie de la scène rock new-yorkaise de la fin des années 1970 et du début des années 1980. L’auteur montre bien comment Deborah Harry a su créer et maîtriser le personnage de Blondie, incarnant une face solaire et lumineuse du rock, que la presse a souvent opposé à une face plus sombre, incarnée par l’autre grande artiste female de la scène punk américaine, Patty Smith. (La personne et le personnage : il y aurait beaucoup à dire là-dessus du point de vue de la sociologie de la personne. En créant Blondie, Debbie Harry s’inspire de Marylin Monroe. Lire le reste de cet article »

L’Antiquité tardive n’est pas finie…

5 avril 2009

Le concept de déclin en histoire doit beaucoup à l’ouvrage d’Edward Gibbon (1737-1794) : Histoire du déclin et de la chute de l’empire romain d’Occident (1776-1781). Selon les notes de l’éditeur français dans la collection L’école des Lettres, aux éditions du Seuil, Gibbon y pose ce que les Anglais appellent encore le Gibbon’s problem : « comment le passage du paganisme, du monde antique, au christianisme a-t-il pu s’effectuer ; comment la victoire de la religion révélée a-t-elle pu se produire sur l’autel de la chute de Rome ? » .

Cette période de l’histoire est intéressante à plus d’un titre. Lire le reste de cet article »

Le goût de la lecture

11 mars 2009

Il a suffit que notre hyperprésident fasse part à deux ou trois reprises de son peu de goût pour la Princesse de Clèves pour que cet ancêtre du roman, de belle facture certes, mais, il faut bien le dire, rendu passablement ennuyeux à force de bachotage, devienne le symbole de la nouvelle contestation. Les contestataires de 1968 brandissaient volontiers le Petit livre rouge. Ceux de 2009 brandissent la Princesse de Clèves dont ils font des lectures publiques.

Un texte qui, il y a quarante ans, apparaissait comme un symbole de la « culture bourgeoise » transmise par les « mandarins » est en passe de devenir le symbole de la résistance au néo-libéralisme ! C’est peut-être la solution pour développer la lecture des classiques des sciences sociales : que Sarkozy exprime le peu de goût qu’il en a. On verra alors lire sur les places publiques Platon et Aristote, Montesquieu et Adam Smith, Tocqueville et Marx, Durkheim et Pareto… Et les Français deviendront philosophes.

Sarkozy, un ami des lettres et de la culture malgré lui ?