Walter Lippmann - The Good Society (1937)

4 mars 2010

The Good Society C’est avec un certain enthousiasme que je lis actuellement le livre de Walter Lippmann, The Good Society, publié en 1937. Une traduction française (La cité libre) en avait été publiée dès 1938 par les éditions de Médicis, mais elle est depuis longtemps introuvable, sauf peut-être chez les bouquinistes. C’est la publication de ce livre qui motiva l’organisation du colloque Lippmann, qui, à la fin du mois d’août 1938, réunit à Paris un petit cercle de penseurs libéraux parmi lesquels, outre Walter Lippmann lui-même, on trouvait Raymond Aron, Friedrich von Hayek, Robert Marjolin, Ludwig von Mises, Michaël Polyani (le frère de Karl Polyani, l’auteur de La grande transformation), Wilhelm Röpke, Jacques Rueff, Alfred Schütz (la liste complète des participants figure dans le livre très documenté que Serge Audier a consacré à ce colloque). Lire le reste de cet article »

La bonne corruption russe et la mauvaise corruption ukrainienne !

22 février 2010

Était-ce un effet du positionnement des invités sur le plateau ? L’émission Ce soir ou jamais consacrée à la Russie le 17 février dernier m’a laissé une drôle d’impression. Face à trois chercheurs universitaires, Arnaud Kalika, Jacques Sapir et Emmanuel Todd, on trouvait un réalisateur de documentaires, Jean-Michel Carré, et deux journalistes, Galia Ackerman et Annie Daubenton. Lire le reste de cet article »

Contre-révolution libérale ou illibérale ?

13 février 2010

Afin de préciser mes références, je reprends ici un commentaire posté sur le blog de Paul Jorion en réponse à un billet invité intitulé “la fin de la contre-révolution libérale”.

Faut-il parler de contre-révolution « libérale » ? Rien n’est moins sûr. Tout dépend en tous cas de la définition que l’on donne de cet adjectif pour le moins galvaudé. Faut-il rappeler que le mot « liberal » aux USA (cf. The Conscience of a Liberal de Krugman), prononcé par un néo-conservateur justement, devient quasiment synonyme de « gauchiste » chez nous ? Lire le reste de cet article »

Stella splendens

7 février 2010

Ma découverte musicale de la semaine : Le livre vermeil de Montserrat (merci à France Musique et aux grévistes de la SNCF qui m’ont incité à prendre la voiture mercredi !).

Ici le Stella splendens, enregistré par Jordi Savall en 1979 avec son ensemble Hespèrion XX.

Repentance et intolérance

16 janvier 2010

Cherchant à expliquer l’attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu’ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d’abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat. (Raymond Aron, L’opium des intellectuels, 1955)

On sait que les effets de cet opium mirent du temps à se dissiper. Dans les années qui suivirent mai 1968, combien de ces intellectuels (dont les sociologues) étaient plus attentifs à la paille dans l’œil de l’oncle Sam qu’à la poutre dans celui de Mao ou de l’oncle Hô ? Lire le reste de cet article »

La Biogée ou le philosophe ventriloque

8 janvier 2010

Le philosophe Michel Serres s’est fait remarquer avec une tribune début décembre dans Libération, au moment de la conférence de Copenhague, annonçant que la Terre — qu’il veut appeler Biogée, « pour dire en un titre la terre et la vie » — n’était pas invitée à ladite conférence. « Qui va défendre ses intérêts ? », demandait Serres. « Désignera-t-elle des ambassadeurs ? Quelle langue, dans ce cas, parleront-ils ? ». Lire le reste de cet article »

Meilleurs voeux 2010

5 janvier 2010

Commençons l’année par deux liens :

vers le blog de préfiguration du projet de revue Transverse, dont le premier numéro doit sortir au premier semestre 2010,

et vers le site actualisé de la revue Cosmopolitiques,

suivis d’un petit trekking urbain.

Histoires de France

23 décembre 2009

Je me suis laissé tenté l’autre jour en librairie par deux histoires de France. Celle de Jacques Bainville d’abord, qui date de 1924, rééditée en 2007 par les éditions Tallandier dans la collection Texto. Et puis celle de Marc Ferro, beaucoup plus récente, puisqu’elle est parue en cette année 2009 aux éditions Odile Jacob. Deux époques. Deux auteurs très différents aussi. L’histoire de Marc Ferro est celle d’un universitaire contemporain, co-directeur des Annales, directeur d’études à l’EHESS, dont les premiers travaux portaient sur la révolution russe, l’URSS, l’histoire et le cinéma. Politiquement, Ferro est proche de la gauche (en 2007, il était signataire d’un texte appelant à voter pour Ségolène Royal, « contre une droite d’arrogance » et pour « une gauche d’espérance »). Journaliste et essayiste, Bainville, lui, n’était pas universitaire. Monarchiste, proche de Charles Maurras, ce qui permet de le classer très à droite, il tenait la rubrique de politique étrangère dans le journal de l’Action française, avant d’être élu à l’Académie française dans le fauteuil de Raymond Poincaré (1935).

Tout pouvait donc laisser croire que leurs lectures de notre histoire allaient s’opposer. Et les deux ouvrages sont de fait bien différents. Pourtant, j’ai plutôt été sensible aux convergences. Lire le reste de cet article »

En librairie le 3 décembre

1 décembre 2009

guyard.gif La plainte douloureuse, le livre de notre collègue Hubert Guyard, trop tôt décédé, sera chez les libraires dans deux jours. Comme l’indiquent le texte de la quatrième page de couverture ainsi que la table des matières, Hubert Guyard y poursuit, à propos de la douleur, la démarche de déconstruction clinique que nous devons à Jean Gagnepain.

A signaler également la mise à disposition prochaine, en libre téléchargement, d’une version numérisée des Leçons d’introduction à la théorie de la médiation de Jean Gagnepain lui-même (le livre était épuisé et Google n’en donne qu’un aperçu partiel).

Enfin, je reviendrai probablement sur ce blog sur le travail d’Adrien Morel, fondateur des Éditions du Promontoire (voir aussi cet article dans Ouest-France).

Le vent sauvage de novembre…

22 novembre 2009

Un souvenir d’école primaire, mais avec la voix, comme d’outre-tombe, de Verhaeren lui-même.

A la rubrique littérature, j’ai aussi ajouté le poème de Valéry Brioussov, « A la cathédrale de Quimper » (К собору Кемпэра)


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